"Il faut que tout change pour que rien ne change"

Publié le par Erasme de Metz

Aux apôtres du « sortons de l’immobilisme », « le changement ou le chaos », « il faut réformer », pour lesquels, le changement et la réforme sont une fin en soi, méditons cette phrase de Lampedusa dans le Guépard  (le livre et le film) : « il faut que tout change pour que rien ne change ». En l’occurrence, il fallait que l’aristocratie italienne accepte une forme de révolution, accepte de perdre apparemment son pouvoir, pour conserver la réalité de celui-ci.

Si vous tournez quatre fois à droite (ça marche à gauche…) vous vous retrouvez dans la même direction.

En définitive, la réforme et le changement peuvent être le comble du conservatisme.

Et souvenons nous de la maxime cohn-bénitienne : la dictature est un dommage collatéral des révolutions (prolétaires ou nationales, par la force ou la persuasion). A vérifier dans vos livres d’histoire.

Il importe peu qu’un animal politique accumule une liste de réformes à faire s’il ne me dit pas quelles sont ses valeurs, quel est son objectif (concret si possible). Il y a rarement un seul chemin.

Quels objectifs pour une ville : un nombre minimal d’habitants bénéficiant des installations culturelles, un nombre maximal d’enfants par classes, un taux d’utilisation des transports en commun, un taux de pauvreté et de chômage en réduction. ……

Où veut-on aller ensemble?

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Publié dans Démocratie

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