Séquestré

Publié le par Erasme de Metz

L'actualité a fourmillé de prises de positions sur la séquestration de dirigeants d'entreprises. Vous allez rire mais j'ai vécu cette situation, en tant que séquestré (si, si, c'était en 1997).
Durant cette séquestration, j'avoue ne m'être jamais posé la question de savoir si ceci était légitime ou non.
Cela me sembait le jeu normal des rapports de force à un moment donné.
Ce qui était absolument illégitime, et qui faisait l'objet de notre attention, c'était la violence physique ou la mise en danger des personnes.
Ce qu'il fallait éviter, c'étaient les provocations de notre part (un regard peut être suffisant).
Il ne faut jamais oublier que les pouvoirs ne sont jamais symétriques.
Dans l'entreprise, c'est la direction qui a le pouvoir. Ceci implique, à mes yeux, une plus grande retenue dans les mots et dans les actes; et l'acceptation que l'autre cherche les moyens de rétablir un équilibre dans des phases de négociation ou de tension.
Pour un cadre ou un dirigeant, cela fait parti du travail ... et du salaire qui va avec...

Pour poursuivre la réflexion, avec une point d'ironie, je vous incite à lire une déclaration de Nicolas Sarkozy mise en lumière par le site du Parti Socialiste de Moselle,
Salariés et violence : les contradictions de Sarkozy

Publié dans Economie et Social

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