Quelques définitions pour un débat

Publié le par Erasme de Metz

pacebandiera.jpgUn petit peu plus à gauche, un petit peu plus à droite, soyons social-démocrate, soyons anti-libéraux, altermondialistes, allions nous au centre, allions nous à gauche. Les analyses d'après scrutin bruissent de ces mots définitifs. Je ne vous cache pas que, malgré l'intérêt que je porte au poltique, j'ai bien du mal à en saisir le sens.

Déjà, est-ce que par exemple, vous savez ce que c'est la social-démocratie? Allez lire l'artice sur Wikipedia. vous savez ce qu'est un altermondialisme? Et hop, encore sur wikipedia...et enfin, la très intéressante définition de l'antilbéralisme sur wikipedia, qui montre surtout que ni le libéralisme, ni l'antilibéralisme ne sont des propositions claires et homogènes ...mais, et c'est moi qui ajoute, de magnifique mots à se lancer à la figure pour ne pas discuter du fond (comme social-démocrate, d'ailleurs...).

De mon point de vue, il y a six principes ou problèmes majeurs qui ont émergé ces dernières années et qui changent les termes de ce débat ou les solutions à apporter: l'écologie (une nécessité mais aussi un moyen de changer la socété), la décentralisation et la démocratie participative (pour s'adapter à un monde beaucoup plus complexe), les biens communs (pour distinguer l'indipensable - l'air, l'eau, ... - du reste) , les travailleurs pauvres (qui soulignent que le plein emploi n'est plus la seule question sociale), les régulations mondiales (délocalisations, développement, taxe Tobin, taxe sur les billets d'avion), la construction d'ensembles politiques comme l'Union Européenne.

Et ces principes ou problèmes sont eux même complexes et peuvent donner lieu à de multiples pistes divergentes. Tout dépend des objectifs que l'on se fixe, de ce qui nous semble acceptable en terme d'écarts de revenus ou de propriété, en terme de pauvreté (actuelle, pas dans un futur incertain).

 


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Publié dans Pour réfléchir

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E
on est d'accord.on peut peut-être ajouter ce que j'avais entendu au sujet de l'ENA: apprendre dans ces écoles à beaucoup plus travailler en équipe et à négocier
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F
Bonjour,Je ne cherche pas à qui la faute (les grandes écoles, la gauche, la droite ...)  je cherche à comprendre les blocages du système. Le système des "grandes écoles" marche très bien, c'est le recrutement des grands corps de l'Etat exclusivement à l'issue de ces grandes écoles qui est à une des causes (pas la seule) des blocages de l'administration et e l'économie françaises.
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E
 Fabrice, c'était pour taquiner !!Par contre je ne sais pas si cela entraine une rétinence au changement . N'est -ce pas plutôt une manière d'aborder les problèmes avec toujours le même angme de vue et les mêmes réflexe (ce qui peut certe induire une résistance à certains changements)
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F
Je n'ai pas incriminé le système grandes écoles, qui est un système qui marche bien, mais je parlais de la classe dirigeante qui est en France issu du même moule (ENA, Polytechnique), ce qui est une spécificité franco-française. Le manque de diversité dans les élites françaises entraîne une réticence au changement.
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E
@ Hervé merci, très beau, d'accord !Juste deux points:1) en effet, l'effet Jospin n'explique pas tout, la période Jospin a par contre permis dans une conjoncture globalement favorable, de faire mieux que nos voisins européens (d'un point de croissance, si mes souvenirs sont justes).. alors que les 5 ernières années ont réalisées des performances inférieures à la moyenne (ach, les délices du clivage droite / gauche !)2) dans l'espace les poussières existent en s'agrégeant ... cela peut même faire une planête où il fait bon vivre !
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