La révolte du Pronétariat

Publié le par Erasme de Metz

pron--tariat.gifLe  livre de Joël de Rosnay, la "révolte du pronétariat" est en lecture libre sur internet (licence Creative Common).
A découvrir pour réfléchir sur l'internet et notre société.

Si cela vous intéresse, vous pouvez aussi découvrir les travaux du groupe Transversales.

Publicité

Publié dans Pour réfléchir

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
E
@ JPB, pour répondre à ton commentaire 38:- j'admets que la précision de mon vocabulaire socialiste laisse à désirer, mais un DSK qui réunit ses troupes avant chaque réunion importante, des gens qui s'autoestampillent strauss-kahnien, pour moi cela fait un courant ... pour tomber d'accord on peut trouver un autre mot: club, clan, .... :-)- la phrase sur la démocratie participative ne m'a bien sur pas échapée. Elle est certe juste, mais je n'ai pas encore rencontré quelqu'un pour qui la démocratie participative était une fin en soi...Sur le fond, un des reproches à faire sur la campagne, c'est le déficit d'explication sur les débats et la démocratie participatives. Les débats et réunions ont toujours existées. Sauf qu'en général elle ne sont pas préparées, ce sont toujours les trois mêmes qui parlent et il n'y a pas de compte-rendu .. voire pas de suivi du tout....la discussion du café du commerce (sans préparation, sans chiffres, ...), certe parfois intéressante est quand même le cas de base en politique.Dans mon esprit les débats participatifs doivent être quasiment des réunions de travail. Et je te concède qu'il n'y en a eu fort peu dans ce cas lors de la campagne, par manque de temps, ignorance ou mauvaise volonté à les organiser.Dans ton commentaire 40, tu illustres la confusion qui règne sur ce sujet et l'absence de pédagogie lors de la campage l'a sans doute renforcé.La démocratie participative ce ne doit pas être des réunions de bureau d'enregistrement des pleurs, des cahiers de doléance, mais des lieux ou les gens s'expriment mais aussi touchent du doigt la complexité d'une prise de décision. C'est un outil pour justement sortir du populisme, du tous pourri, du YAKA, du vous inquiétez pas on pense pour vous, de l'aveuglement technocratique; pour obliger les gens à réfléchir et travailler sur des sujets précis, pour qu'ils touchent du doigt, s'implique dans des choix politiques et techniques.J'ai quand même eu le plaisir et la supprise d'entendre un vieux cadre du parti socialiste exprimer sa satisfaction et sa surprise de voir durant la campagne des réunions se traduire par un compe-rendu.La démocratie participative va plus loin bien sur (et je te renvoie au livre Le Pouvoir au Peuple). Mais comme le dit justement ASSE42, elle n'est cependant pas l'alpha et l'oméga de la politique. Mais c'est un élément incontournable d'une rénovation de la gauche.Au sujet de ton commentaire 40, je te paraphraserais en disant que "l'on ne peut créer de la richesse qu'avec des êtres humains, tous les chefs d'netreprise le savent" .... et de plus en plus d'ailleurs... d'où l'intéret des revendicatons sociales pour que ces êtres humains se sentent bien, soient créatifs...le manifeste socdem semble d'ailleurs beaucoup travailler dans ce sens d'ailleurs
Répondre
J
On ne peux créer de la richesse qu'en disposant de capitaux, tous les chefs d'entreprise le savent, et ce quel que soit la branche d'activité. On ne peux le faire que dans le cadre de la mondialisation, en favorisant l'attribution de capital risque dans le cadre d'un développement durable par le biais d'une structure associant le capitalisme privé à du capital public venant des états européens. Ça c'est la condition pour s'intégrer par rapport à la Chine et les USA. Sans économie performante, c'est la misère qui nous guette. Ce n'est donc pas une question d'allégement qui compte que les capitaux disponibles à faire émerger de nouvelles entreprises innovantes. Il s'agit de disposer d'un modèle clair et non de s'accrocher à n'importe quel mouvement de revendication social. Tout l'inverse d'un ensemble de mesures disparates.La démocratie participative, c'est tout et n'importe quoi. C'est formaliser la revendication et prendre en compte les désirs sans avoir de modèle élaboré et rationnel pour savoir s'ils sont réalisables. C'est faire rêver les gens et les illusionner. En ce sens c'est populiste. On ne peux pas pour des raisons financières accorder tout ce que le citoyen désire, on ne peux lui  offrir que ce que la société produit. Les citoyens qui veulent s'exprimer ont tous les moyens mis en place à leur disposition. Rien ne les empêche d'aller voir leur député, leur maire, etc qui font remonter l'information. Ce n'est donc pas une finalité en soi, c'est juste un habillage, en ce sens que ce n'est pas une mesure phare mais juste un pratique. Ségolène a envisagé de prendre le pouvoir dès 1995. Elle a largement eu le temps d'écrire un livre, de proposer un motion à un congrès, en un mot de faire son trou au PS. Elle a préféré prendre le pouvoir par la bande, et c'était couru d'avance que face à Nicolas Sarkozy elle ne ferait pas le poids. C'était une des raisons de mon soutient à DSK.Les présidentielles sont closes depuis trois mois, on en est au stade de la rénovation. Un site à visiter: http://www.blogdsk.net/manifeste_socialdmocrate/Il y aura sans doute une refondation à partir de cette base. Un changement complet de structure et des personnes au sein du PS. Désigner le futur candidat du PS pour 2012 n'est pas à l'ordre du jour.
Répondre
A
@ jpb3 écueils: 1- D'accord avec toi on ne pourra plus se contenter d'une politique incantatoire qui préconise une lutte des classes. Il faudrait instaurer une société incitative en créant des cercles vertueux. Par exemple en investissant dans l'intelligence et dans l'environnement, l'état incite la société à inventer d'autres secteurs de développement qui sont source d'emplois, de recherche. Tout en ayant la particularité d'être en grande partie déconnecté des flux fianciers mondiaux. Pour schématiser plutôt que de continuer à financer nos grands groupes capitalistes, finançons plutôt un secteur d'avenir et contribuant au mieux-être sociétal qu'est l'environnement. Il existe des gisements d'emplois gigantesques. Dans le même temps encourageons l'initiative privée en allégeant les contraintes.              2- Capituler n'est pas le terme mais comme l'a dit Jaurès l'individu, qu'on le veuille ou non, est au centre du systéme. C'est son énergie qui le fait foctionner. Alors nous devons mettre en place un systéme qui permettrait à chacun de choisir librement sa vie. Ou de la subir suivant ses moyens. Dans le même temps la politique fiscale publique doit devenir incitative et non plus coercitive. Il faut donner envie de participer à la collectivité. C'est l'objectif que l'on cherche sur DA particulièrement. Comment intégrer la légitimité de l'individu dans un mouvement collectif dirigé par la mondialisation financière.Il n'est donc pas question de nier l'individu, ni renier les solidarités collectives. par exemple on peut autoriser la souplesse des entreprises tout en mettant en place une sécurité sociale professionnelle permettant aux salariés licenciés de se recycler ou s'améliorer par la formation professionnelle.         3- il me semble que tu n'as pas compris tout l'intérêt de la démocratie participative. Tu as peut-être eu une mauvaise expérience mais il me semble important de savoir que ça a constitué une attente très forte d'une partie de la population. Comme moi par exemple. Et ségolène la porte en elle depuis toujours tu le sais.Alors la démocratie participative n'est pas l'alpha et l'omega de l'action politique mais constitue un moyen pour permettre aux citoyens de se faire entendre, de s'informer et de comprendre les décisions qui les concernent. Et ceci à tous les niveaux de l'échelon politique. La politique ne doit plus se faire sans eux. Mais ce ne sont pas eux qui ont la décision. La décision ce sont les élus qui la prennent. C'est la raision d'être de leur engagement. Mais l'avantage c'est que les citoyens comprendront mieux pourquoi il a pris cette décision et sera plus à même dans le futur de juger de son action. Dans le même temps l'élu peut, et doit, s'appuyer sur des rapports d'experts. Ce n'est pas antagoniste. prenons l'exemple des jurys citoyens. Qu'est-ce que c'est? Un tribunal populaire? Non il s'agit de permettre aux citoyens de suivre les décisions politiques prises. Autrement dit un élu promet le soutien scolaire gratuit dans son école, le jury citoyen sera chargé de vérifier la mise en oeuvre efficace de cette mesure. Si ce n'est pas le cas il en avertit l'élu et peut même faire des propositions pour améliorer les choses. C'est un partenariat.je passe sur le réferendum D'initiative populaire que tu dois connaitre et je m'arrêtte sur le budget participatif. Il consiste à permetre aux citoyens concernés de voter sur la mise en place budgétairement de la politique choisie. par exemple dans les lycées de Poitou-Charentes les acteurs concernés (lycéens, profs, personnels) se voient attribuer chaque année un budget et décident démocratriquement quelles seront les prioirités à financer. Serait-ce du populisme de ton point de vue ou une composante essentielle du renouveau démocratique. En tout cas ça fait partie des idées pour lesquelles je soutiens ségolène Royal.Enfin pour finir je dirai que ségolène n'a pas joué des médias mais ce sont eux qui se sont intéressés à elle. C'est différent. Lorsqu'elle se déplace à la fête de la Rose à Privas début 2006 et qu'elle remplit la salle c'est pour ses idées. Et puis il faut bien que notre leader ait une reconnaissance médiatique non? On a bien vu l'importance des médias dans cette campagne. Alors? Rien n'a empêché DSK de se montrer ou de publier des livres je crois? Mais il n'a pas convaincu. C'est dommage pour lui mais c'est comme ça. Alors je te pose une question pour devenir la figure de proue du PS à l'avenir faut-il être détesté par les médias, ignoré ou faut-il attirer? A mon avis c'est une question essentielle que nous on a résolu et on attend que de votre côté vous sortiez de votre frustration primaire et improductif pour le futur.Ceci dit cordialement.
Répondre
J
***Les courants n'existent au sein du PS que lorsqu'il y a dépôt d'une motion lors d'un congrès. Je suis tout jeune militant Erasme, mais le minimum s'est de s'informer sur le mode de fonctionnement du parti, non ? ;-)***Merci de confirmer que DA a été créé pour contourner le PS. :-)***J'ai participé à un débat participatif organisé par ma section, et septique sur l'innovation que cela représente, je ne suis pas le seul....***Débattre, on ne fait que cela, dans la vraie vie comme sur Internet, et ce n'est pas DA qui l'a  inventé, c'est juste un lieu spécifique qui permet un type de débat au bénéfice de Ségolène Royal.Et je me permet de citer un passage qui t'a échappé dans l'analyse de DSK pour la refondation du PS:----Pour retrouver une crédibilité politique, nous devons éviter trois écueils :*ignorer cette fragmentation sociale en imaginant qu'on peut encore construire un « front de classes  à l'ancienne autour de quelques mots d'ordre anticapitalistes et altermondialistes.*capituler devant la « société des individus » en courant après tous les mouvements sociaux et en se laissant disloquer par toutes les revendications*faire de la démocratie participative ou du nécessaire dialogue social une fin en soi.
Répondre
E
Bon c'est pas encore ça :-)@JPB: j'admire ton entêtement à vouloir penser à la place des autres. Certes DA a été créé par Ségolène Royal, certe elle l'a utilisé pour contourner le PS; il n'empêche que DA c'est aussi des milliers de gens qui ont débattu (sans demandé la permission à Sgolène Royal) sur le site de DA et dans plus de 500 blogs. C'est un bel exemple, certes imparfait (vu l'échec), de démocratie participative et que tu le veuilles ou non c'est ce que la majorité des gens cherchait (et non pas l'amour de Ségo) et c'est une leçon que le PS devrait bien retenir.Dans un bilan, il faut faire le tri, on peut retenir l'anecdote (la ségolatrie de certains, la stratégie de contournement du PS), on peut préférer retenir l'essentiel (la démocratie participative, le goût du débat, l'investissement sincère et désintéressé de millier de personnes). Je préfère la deuxième proposition et j'imagine qu'il en est de même pour toi. :-)Je suis récent au PS, mais dire que DSK n'a pas de courant (ou n'avait pas de courant) c'est un peu fort de café .... il n'a pas déposé de motion, c'est très différent. :-)@Asse42 Toujours d'accord avec toi sur le fond .... toujours pas trop sur la forme :-)
Répondre