Quelques mots sur le budget 2009 de la ville de Metz
J'inaugure par cet article, une nouvelle rubrique de ce blog. Je tenterai , à intervalles irréguliers, de vous y donner un aperçu de ma vie d'adjointe, ... de la partie immergée de l'iceberg (pour la partie émergée voir la presse locale). N'hésitez pas à me dire si cela présente un intérêt ... et surtout à réagir.En guise de première, commençons par le budget 2009. Je vous livre ci dessous, mon intervention au conseil municipal. Il faut savoir qu'en général les parties techniques des motions présentées sont écrites par les personnels des services (qu'ils en soient remerciés).
Les élus ajoutent leur angle politique.
Voici donc:
Le texte complet de mon intervention au conseil municpal du 26 mars 2009 (cliquez ici),
Le texte du rapport sur le budget 2009 donné aux conseillers municipaux (cliquez ici, attention fichier de 6 Mo).
Et si vous ne voulez pas télécharger de fichier, voici l'introduction de mon intervention:
A notre arrivée à la mairie de Metz, il y a un an, une personne des services municipaux m’avait prévenu que les élus n’étaient que la poussière sur le meuble de la ville. C’est une image qui me plait beaucoup. Je crois en effet que chaque jour, nous devons nous demander si nous sommes la poussière qui masque la réalité ou la cire qui nourrit le bois, le protège et l’embellit dans le temps.
Il y a un peu plus de 25 ans, je faisais mes études à Metz. J’entrevoyais la beauté de la ville sous la crasse et l’abandon. Si j’habite Metz et si je suis parmi vous c’est grâce à l’action d’hommes comme M.Rausch.
Hélas toute méthode à ses limites dans un monde en mutation. Le recul de Metz dans les classements nationaux est patent ; comme l’avait souligné les Echos en 2008, ou comme le souligne le dernier rapport du Comité Economique et Social de Lorraine.
Rendez vous compte que les foyers fiscaux de la ville sont pour la première fois en recul en 2008.
Nos actions prennent du temps à porter leurs fruits ou à provoquer un déclin.
Je tenais à partager ces quelques points parce que derrière les chiffres que nous allons partager, il ne faut jamais oublier le sens de l’action et la durée ; et parce que ce budget 2009 est fondamentalement un budget de transition ou l’ancien côtoie le nouveau ; ou l’inertie du passé se confronte aux réorientations pour le futur.
Trois point clefs pour comprendre ce budget de transition
- Premier point : la manière de le construire, de l’expliquer a été beaucoup plus participative et transparente à travers l’audit Ernst & Young, à travers de nombreux débats et formations internes, à travers un vrai débat d’orientation budgétaire
- Deuxième point, et je reprends ma métaphore d’ébéniste : il s’agit de décaper et passer une première couche de cire: c’est l’évolution du fonctionnement
Décaper : il y a des coûts exceptionnels dans ce budget
Première couche de cire: il s’agit des mesures nouvelles à tester, ou qui porteront des fruits plus tard
La hausse du fonctionnement est apparemment élevée, elle est en partie transitoire.
- Troisième point il faut maintenir le niveau de stock de cire pour les années suivantes
C'est-à-dire préserver une capacité d’investissement très forte pour réorienter l’immense navire qu’est la ville.
Et c’est ce dernier point qui conduit à décider d’augmenter les impôts, nous y reviendront.
Cette hausse d’impôts. Je puis vous assurer que c’est un crève-cœur ; notre responsabilité vis-à-vis de la ville et de ses habitants nous oblige à une décision dont les conséquences sont légitimement perçues comme injuste par nombre de nos concitoyens.
Nous avons mis tout en œuvre à travers les cantines scolaires et les médiathèques pour corriger ces injustices et nous continuerons à agir dans ce sens...
Mais nous payons au prix fort, nous personnel politique, notre incapacité à réformer un système fiscal aberrant.
En mon âme et conscience, je me sens toujours capable de regarder en face ceux que nous avons croisés pendant la campagne, ceux que nous croisons tous les jours.
La politique c’est faire des choix ; c’est le prix à payer pour être la patine du meuble et non la poussière qui s’y dépose.
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