Une police citoyenne

Publié le par Erasme de Metz

En grossissant le trait (n'hésitons pas !!!), on peut voir dans les élections professionnelles au sein de la Police, un certain désaveu de la politique poursuivie par Nicolas Sarkozy, et plus encore la mort d'une idée reçue: le soutien massif des policiers à la politique de ce dernier. Ce soutien nous avions fini par le considérer comme évident. Il semble qu'il n'en est rien.
Le souhait d'une police proche des citoyens et pas en lutte avec ceux-ci, le désir d'une police efficace dans le réel et pas dans les indicateurs (dits "d'efficacité"), ce souhait et ce désir sont en marche (objectif 2007 !!!)
.... de l'importance du syndicalisme ....

Le communiqué AFP:
 
 

L'UNSA-police, réputé proche du PS, a remporté les élections professionnelles dans la police, selon les résultats officiels, ravissant la première place à Alliance considéré comme le soutien de Nicolas Sarkozy.

Chez les commissaires, le syndicat ultra-majoritaire qui a souvent affiché son soutien à M. Sarkozy, a perdu 30% des voix par rapport au précédent scrutin de 2003.

Alliance, qui était le premier syndicat chez les gardiens de la paix et a toujours soutenu la politique du ministre de l'Intérieur, a obtenu 36,47%, selon les chiffres définitifs communiqués vendredi par la Direction générale de la police nationale (DGPN).

Il augmente son score par rapport à 2003 de 4% environ mais ne peut maintenir sa première position car l'UNSA-police (22% en 2003) a bénéficié du ralliement, il y a quelques mois, du Syndicat national des policiers en tenue (SNPT) qui avait obtenu plus de 25% en 2003.

Mathématiquement, grâce à ce ralliement, l'UNSA-police était quasiment certain de devenir le premier syndicat en 2006. Il a obtenu 41,O7% des suffrages.

Le Syndicat général de la police (SGP-FO, 12,48% en 2003) obtient pour sa part, toujours selon la DGPN, 15,34%.

L'extrème droite n'a pas percé: la FPIP obtient 4,73% (5,48% en 2003) et Action-police-CFTC 0,88%, alors qu'il escomptait 7%.

Jean-Claude Delage, secrétaire général d'Alliance, a déclaré jeudi soir "être satisfait de (sa) progression" tout comme Joaquin Masanet de l'UNSA-police.

Ils ont tous deux rejeté un "enjeu politique" à ce scrutin. "Si quelqu'un a politisé le débat, c'est l'Intérieur", a précisé M. Masanet accusant la place Beauvau d'avoir "favorisé" son concurrent.

L'Unsa-police est considéré comme proche de Ségolène Royal, la candidate des socialistes.

Ces élections professionnelles revêtaient donc un enjeu particulier, selon les observateurs du monde policier, d'autant que la sécurité pourrait être au coeur de l'élection présidentielle de 2007 comme en 2002.

Alliance et l'Unsa ont organisé ces dernières semaines une série de rassemblements afin de protester contre les récentes "violences" contre les policiers en banlieue.

M. Sarkozy a répliqué à ces manifestations en se déclarant, par courrier auprès d'Alliance, au grand dam de M. Masanet, favorable à une nouvelle loi d'orientation pour policiers et gendarmes, susceptible de leur donner de nouveaux moyens, comme il l'avait fait en 2002.

Du côté des cadres, la surprise est venue des 1.800 commissaires de police, selon ces mêmes chiffres officiels: le Syndicat des commissaires et hauts-fonctionnaires de la police nationale (SCHFPN), ultra-majoritaire avec 88% des voix en 2003, et ayant lui aussi soutenu la politique de M. Sarkozy, a vu sa suprématie contestée par le Syndicat indépendant des commissaires de police (SICP-CFDT).

Le premier, selon les chiffres définitifs, obtient 58,50% des voix, le second 35,79% et l'UNSA-police 5,71%.

Chez les 13.000 officiers de police, aucun changement: le Syndicat national des officiers de police (SNOP) reste majoritaire avec 53,14% et Synergie, réputé proche de M. Sarkozy, second avec 44,84%.

Les syndicats engagés au côté de leur ministre, probable candidat de l'UMP, ne percent donc pas lors de ces élections professionnelles.

Elections qui se sont invitées, dans la nuit de jeudi à vendredi, à l'Assemblée nationale après que le ministre délégué à l'Aménagement du territoire Christian Estrosi (proche de Nicolas Sarkozy) eut commenté les résultats provoquant une polémique droite-gauche.

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Publié dans Economie et Social

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R
Philippe,<br /> <br /> je n'en démords pas<br /> <br /> J'ai regardé, hier soir sur France 2, l'emission avec M. Nicolas Sarkozy .<br /> <br /> Je le conçois : il est un très bon orateur, digne d'un disciple de Platon. Il est tellement convaincant qu'il m'est assez difficile d'être convaincu . Derrière tout ce respect (pas comme certains provocateurs et être coléreux se déchainant sur des blogs autres que celui d'Erasme, si vous voyez ce que je veux dire) qu'il affiche vis-à-vis de Ségolène Royal et ce calme (presque théatrale), se cache un vrai sentiment de manipulation verbale. Bravo mais ça ne peut pas marcher indéfiniment. Les Français ne veulent surtout pas cela. Il rentre en campagne et a bien souligné qu'il approfondirait son programme (libéral???), tout comme Ségolène Royal. A bientôt.
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P
Je pense que de ne pas être à son poste de député est un manque de respect pour les électeurs de sa circonscription. Mais nous avons la preuve du manque de compétence de Mme Royal. elle n'a pas la capacité de faire plusieurs choses en même temps, elle est vite limité.<br /> Mme Royal n'a pas les capacités ni la compétence pour être chef de l'état. Après la belle prestation de Nicolas Sarkozy et la présentation d'un vrai programme avec des propositions claires . Nous sommes très loin du flou de Mme Royal.
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E
Cher Philippe,étant donné les votes massifs et successifs des électeurs de sa circonscription (y compris en 1993: la mieux élue dans la débacle socialiste)...il semble que ses compétences ne soient pas remises en cause par ceux qui la connaissent ..... les faits, Philippe, toujours revenir aux faitsLes propositons du PS sont sur le site du PS et maintenant nous travaillons avec tous les habitants de notre pays qui le souhaitent pour rendre ce projet encore plus pertinent.Cordialement
E
Cher Philippe,Merci pour cet exercice d'équilibrise numérique .... le fait est que l'UNSA est parvenu à rassembler assez d'électeurs et de syndicats autrefois indépendants pour être en tête. Que des électeurs n'aient pas suivi ce rapporchement n eme choque pas.Nous tenions juste à souligner que l'ambiance générale (médias, service de com du ministère de l'intérieur...) laissait penser que M.Sarkozy avait un soutien total de la police...ce n'est pas vrai...c'est douloureux, mais ça passeraQuand à la présence de Mme Royal dans l'hémicycle, c'est juste faire pour de vrai de la politique autrement, c'est à dire cesser de prendre les français pour des imbéciles en laissant supposer que quelqu'un peut être partout et tout savoir. Ségolène Royal vise la présidence de la république, pas la présidence de l'assemblée nationale.
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P
Elections dans la police : un échec pour la gauche<br />  <br /> Voilà plusieurs semaines que les élus de gauche promettaient que les élections professionnelles au sein de la police nationale allaient être un échec pour le gouvernement et pour la politique du Ministre de l'Intérieur.<br /> Les résultats de ce soir nous amènent à conclure que les organisations proches de la droite sont vainqueurs, alors que l'UNSA Police a absorbé le SNPT et devait donc sortir largement victorieuse de ce scrutin. Elle n'obtient que 41 % des voix en reculant de 7 points, alors que le syndicat Alliance, qui soutient la politique du Ministre, gagne 4 points par rapport à 2003. Synergie Officiers proche du gouvernement progresse de 4 points à 45 %. Le SNOP UNSA baisse de 2 points à 53 %.<br /> Ces élections dans la police sont une  preuve supplémentaire du témoignage de soutien à la politique de Nicolas SARKOZY en matière de sécurité et nous amènent à dire une nouvelle fois que la gauche n'a toujours pas retrouvé le moindre crédit dans cette priorité essentielle pour les Français.<br />  
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P
Loi sur la prévention de la délinquance : où est passée Ségolène ?Au 7e jour de l’examen du projet de loi sur la prévention de la délinquance à l’Assemblée nationale, la députée des Deux-Sèvres brille toujours par son absence.<br />  <br /> Au 7e jour de l’examen du projet de loi sur la prévention de la délinquance à l’Assemblée nationale, la députée des Deux-Sèvres brille toujours par son absence.<br /> « Alors que nous travaillons sur quelque chose d'extrêmement important pour la vie des Français, pour les maires de France, Mme Royal n'a pas du tout mis les pieds à l'Assemblée pour exprimer ses idées » a relevé Nadine Morano, député UMP de Meurthe-et-Moselle. <br /> « Mme Royal ne dit rien sur la délinquance des mineurs, à croire qu'elle se fiche des enfants qui sont dans la criminalité, qui sont devenus violents, des parents qui n'arrivent plus à assumer leur rôle, et de tous ceux qui souffrent de voir qu'il y a plus de 53% de délinquance dans nos banlieues » <br /> « A un moment, il faudra arrêter l'adage sois belle et tais-toi et dire sois belle et parle » !<br />  <br />  
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