Ségolène Royal à Strasbourg (20/12/2006)

Publié le par Erasme de Metz

Publié dans Démocratie

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Un article intéressant tiré de la revue Esprit de Juillet 2006 et écrit par Michaël Foessel.<br /> Comment favoriser la participation démocratique ?<br /> Démocratie participative et concertation sont les maîtres mots de la précampagne actuelle, en particulier celle de Ségolène Royal dont le programme présenté progressivement sur l’Internet se veut un programme interactif, amendable et collectif. C’est que la «participation», si elle investit régulièrement les discours, n’est toujours pas entrée dans les mœurs institutionnelles françaises, largement dominées par le double modèle de l’expertise et de la décision souveraine. Le dossier de juillet de la revue est consacré aux forces et aux faiblesses de la participation, à ce hiatus persistant entre la «grande démocratie» et la « petite démocratie » (Daniel Mothé), la première étant représentative, la seconde participative.Or ce thème de la participation est indissociable d’une crise de l’idée même de représentation qui fait l’objet du texte de Pierre Rosanvallon qui nous avons choisi de republier (il a été édité une première fois dans le numéro d’Esprit de février 1998). L’exigence d’une redéfinition de la représentation démocratique est presque universellement partagée, ce sont les modalités de cette redéfinition qui diffèrent. Avant de proposer sa propre thèse, l’auteur distingue trois manières de penser, ou plutôt de rétablir, la représentation politique. D’abord le modèle «procédural» qui accorde tout à la discussion rationnelle et à l’argumentation, mais risque de céder à l’abstraction. Dans un deuxième temps, et de manière bien plus massive, la reconstitution du « peuple personne » via l’attention aux sondages, la référence presque sacrale à l’opinion publique et l’émotion médiatique. Dans tous les cas, il s’agit de donner de la « chair » au peuple en présupposant son unité. Enfin, la représentation peut être pensée en référence à la nostalgie des identités passées, celles où la volonté du peuple s’énonçait clairement sur le fond de croyances partagées.Or c’est bien cette question de l’identité au cœur d’une société éclatée qui pose à nouveaux frais le problème de la représentation politique. La difficulté est celle de la conjonction entre une réalité de fait (la société est traversée par des exigences plurielles et souvent contradictoires) et une exigence (la démocratie se caractérise par ce que Claude Lefort appelle le « lieu vide du pouvoir » qui interdit de discerner une source unique du savoir, de la loi et du pouvoir). Pierre Rosanvallon propose une solution réaliste à cette tension en insistant sur la « dimension cognitive de la représentation ». Pour penser la représentation, encore faut-il avoir une connaissance aussi précise que possible du représenté, c’est-à-dire se donner les moyens de garantir une certaine lisibilité à la société. C’est là le rôle des sciences sociales, à la condition qu’elles adaptent leurs outils à la réalité contemporaine qui ne se laisse plus réduire au modèle de la lutte des classes. Mais cet appel à l’expertise ne peut être que le préalable à une représentation politique efficace et juste. Encore faut-il admettre, et c’est là une exigence adressée aux politiques, que les identités ne se laissent plus réduire à un ensemble de « qualités communes stables ». L’exemple de la représentation des chômeurs est ici tout à fait révélateur : il ne s’agit pas seulement de mettre dans l’espace public une volonté une, mais un ensemble d’expériences singulières et irréductibles les unes aux autres. On songe aussi bien aux «communautés» qui n’existent comme des entités stables que dans les discours communautaristes, mais qui, dans les faits, se révèlent complexes aussi bien dans la perception qu’elles ont d’elles-mêmes que dans l’énoncé de leurs attentes. C’est peut-être ici que la participation peut venir en complément d’une représentation dynamique : parce que les identités démocratiques se construisent beaucoup plus qu’elles ne se livrent dans une parfaite transparence.   Michaël Foessel
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R
En direct de Orange.fr, un peu d'espoir en attendant Avril 2007<br /> "Elle présentera ses voeux aux Français le 4 janvier prochain. Comme si le fauteuil de chef de l'Etat lui était déjà réservé. Ségolène Royal s'est illustrée cette année comme la première femme en mesure d'accéder à l'Élysée. En quelques mois, déjouant tous les pronostics, elle s'est imposée comme la favorite des sondages. Partie de rien ou si peu, la candidate socialiste a d'abord séduit les médias, l'opinion, puis les militants socialistes. Sa méthode: afficher sa différence. Ainsi, en janvier, la présidente de Poitou-Charentes boudait les cérémonies du 10e anniversaire de François Mitterrand, préférant se rendre au Chili soutenir la candidate socialiste Michelle Bachelet. C'est aussi en solitaire qu'elle s'essaie à dépoussiérer les idées du PS. Sur les profs, les 35h, la carte scolaire... Quoi qu'elle dise, quoi qu'elle fasse, elle en sort toujours grandie aux yeux de l'opinion. Mais elle séduit autant qu'elle agace. Pour ses détracteurs, elle n'a pas l'envergure d'un chef d'Etat. Ils ont bien tenté de la piéger en l'attendant sur le terrain diplomatique. Mais là aussi la méthode Royal a fonctionné. En témoigne son déplacement au Liban, salué aussi au Moyen-Orient. Car même à l'étranger, le phénomène Royal fait jazzer. Dans son édition, la semaine dernière, le magazine américain NewsWeek la classe parmi ceux "qui vont compter en 2007". Clin d'oeil prémonitoire? (Dioranews)". <br /> C'est pas pour dire, mais il faut y croire.
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P
Belle prestation de Ségolène à Illkirch-Graffenstaden (je ne suis plus très sûr de l'orthographe, mais je ne bute pas sur la prononciation ;-)). À recommander à ceux qui trouve qu'elle manque de contenu sinon de consistance.<br /> D'ailleurs, dès que j'aurais un peu de temps, je me le réécouterai.
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