Drapeaux, symboles et ouverture
Il y a quelques années des interventions sur le drapeau français ou sur la Marseillaise, telles que celles que vient de faire Ségolène Royal, m'auraient semblé surréaliste.Et puis (qui a dit je vieillis ?), j'ai redécouvert l'importance des symboles en
voyant ces milliers de drapeaux arc-en-ciel marqués PACE (paix) en Italie pour s'opposer à la guerre en Iraq (j'en ai un dans mon armoire que je déployais à ma fenêtre...enfin côté cour, je suis timide).J'ai découvert le Danemark, un pays où le drapeau national flotte partout, où une bonne partie de la population à un mat
pour hisser ses couleurs dans le jardin. Un pays où les gens sont ouverts aux autres et au Monde, où les gens parlent facilement d'autres langues et où la solidarité n'est pas un vain mot. Un pays fier de lui même, des gens fiers d'eux même, mais pour s'ouvrir, pas pour rejeter: c'est aussi ça le modèle danois.Allez, cela me dit bien d'acheter un drapeau français comme le propose Ségolène Royal (il faudrait peut-être le donner ... à cause de la vie chère!). Un drapeau symbole d'une France plus juste et plus forte ... et comme ça on pourra acheter plus facilement un drapeau européen:

Cliquez ici pour lire le discours de Ségolène Royal à Marseille, j'en extrait le passage sur la Marseillaise:Puisque nous avons parlé de l’identité nationale, et puisque nous sommes à Marseille, je voudrais vous dire un mot de la Marseillaise, parce qu’il y a parfois des malentendus.
J’entends dire des jeunes qui ne comprennent pas : « Mais ce sang impur qui abreuve nos sillons ?»
N’ayons pas de malentendus. La Marseillaise, c’est le chant de la lutte contre toutes les formes de tyrannie, c’est le peuple qui s’est levé contre les forces de l’Ancien Régime, c’est le chant qui a été repris dans tous les pays où il a fallu secouer le joug de l’oppression. C’est le chant que Louise Michel faisait chanter à ses élèves tous les matins et tous les soirs, et à chaque fois, elle qui avait connu la prison et les privations de liberté, à chaque fois, disait-elle, qu’elle faisait chanter la Marseillaise à ses élèves, elle ne pouvait pas s’empêcher de pleurer.
Alors, ne faisons pas de contresens sur ce chant, la Marseillaise. Comprenons vraiment le fond et la force historique de ses paroles. Ce n’est ni un chant sanguinaire ni un chant xénophobe, non, c’est le chant de toutes les libertés, de ceux qui risquent leur vie pour défendre les libertés, c’est le chant de républicains, c’est le chant que je vous propose, ici, à Marseille, de chanter tous ensemble pour ne jamais oublier que le message universel de la France à travers le monde est plus que jamais d’actualité : la liberté, l’égalité et la fraternité.
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