Méfions nous d'un ton péremptoire
Il est de bon ton d'accorder a priori compétence à Nicolas Sarkozy et incompétence à Ségolène Royal. Lors de cette critique, le ton de la voix, le phrasé reviennent souvent comme des critiques pour Ségolène Royal; alors que Nicolas Sarkozy serait un brillant orateur.Je vous conseille donc de revisionner le documentaire "Coupez le son! le charisme en politique" pour ne pas oublier que les gestes, le ton, la voix peuvent appuyer le discours, mais peuvent aussi permettre de masquer ce même discours, de rendre crédible des erreurs, de masquer de réelles intentions.
Exemple.
Je me suis fait avoir par Nicolas Sarkozy lors de son dernier passage télévisé, lorsqu'il explique qu'il ne comprend pas pourquoi la Slovénie aurait le droit de baisser son impot sur les sociétés et que nous n'aurions pas le droit de changer nos taux de TVA. Dit comme cela, avec le ton bien affirmatif qu'on lui connait, cela donne dans mon cerveau: "ben oui mon gars tu as raison" (je deviens familier, mais cela fait 5 ans qu'il s'invite dans mon salon, à peu près tous les jours).
Mais il se trouve que ce ton péremptoire dans sa prétendue interrogation n'a servi qu'à masquer aux électeurs une différence majeure entre ces deux impôts. Ingnorance voulue ou feinte...mais dit par Ségolène Royal, cela aurait donné lieu à un nouveau feuilleton "bourdes".
Pour vous convaincre de l'erreur de Nicolas Sarkozy et comprendre un peu mieux le sujet, allez lire l'article de Maître Eolas en cliquant ici.
PS: en 5 jours l'écart entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, selon le sondage quotidien IPSOS, est passé de 8 points à 5 points (sachant que l'incertitude est de 6 points)...comme le dit Olivier Duhamel, l'arithmétique est sarkozyste, la dynamique est ségoliste....
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