Les trottoirs sont ils de droite ou de gauche?
On a vite fait ces derniers temps de vouloir simplifier bien des choses entre ouverture politique et dépassement du clivage droite/gauche. Je livre donc à votre sagacité des extraits d'un article de l'économiste Olivier Bouba-Olga qui exprime mieux que je ne le ferai quelques réflexions sur le sujet (l'article complet est ici):"Dominique Clément est l'actuel maire de Saint-Benoît, dans la Vienne (...). Il s'est présenté pour la première fois aux dernières élections en se déclarant sans étiquette (...) se justifiant dans la presse avec cette formule "un trottoir est-il de gauche ou de droite?".
Formule intéressante, qui peut convaincre plus d'un électeur, mais que j'avais trouvé particulièrement pénible : le budget d'une municipalité est limité, le maire et ses conseillers font des choix, ces choix se traduisent par des investissement dans des trottoirs, le fleurissement de la ville, ou l'embauche de différentes personnes, et le non-investissement dans d'autres domaines (en l'occurrence, la municipalité a embauché deux gardes urbains pour assurer la sécurité de notre paisible bourgade de 7000 habitants,...). Si un trottoir n'est pas nécessairement de droite, il peut donc être la matérialisation d'une politique de droite (ou de gauche, là n'est pas le problème)."
Exemple pratique imaginaire (??) d'une ville imaginaire (??): à moyens constants faut il investir dans un 4X4 rutilant pour la police municipale ou acheter un véhicule modeste et refaire la peinture qui s'écaille dans des écoles maternelles?
S'il n'est pas toujours simple d'avoir des idées nouvelles, il est beaucoup plus difficile de faire des choix et ce sont ces choix qui donnent de plus en plus la couleur politique d'une ... politique.
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