Bonne chance à Laurent Fabius

Publié le par Erasme de Metz

Jacques de Metz me demande mon impression sur l'intervention de Laurent Fabius le week-end dernier (voir cette déclaration dans le commentaire de Jacques à mon article du 24 juin 2006).

Une première étape est la colère libératrice que l'on peut sublimer par un proverbe chinois: "la bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe"

Bon voilà, c'est fait; on respire; maintenant, on est constructif

1) A titre personnel je ne comprends pas l'homme Laurent Fabius, je ne le jugerai donc pas. Je prends acte que des personnes très estimables, que je connais, l'apprécient.

2) Sur la forme: si les soutiens à Ségolène Royal, les socialistes, les militants et sympatisants de gauche (les français et les européens...) doivent faire triompher leurs idées, ce doit être par l'action, par la conviction et  par la  confiance en leurs idées et leurs valeurs. Cela ne doit pas (ou plus) être en attendant un faux pas des adversaires, en les dénigrant, en leur collant des étiquettes vides de sens ou trop pleines de sens différents (c'est moi la gauche, blairiste, ....)...en disant cela je suis un peu en contradiction avec mon discours....mais bon ...personne n'est parfait.

3) Sur le fond, il faut constater que la position de Laurent Fabius, comme défenseur du Non au projet de constitution européenne a, me semble t'il, été pris en compte par le projet socialiste, qu'il est donc accepté par l'ensemble des candidats socialiste. Par ailleurs, la "gauche de la gauche" (nouvelle étiquette pour PC-LCR -LO et altermondialistes), autre composante du non à la constitution, ne semble pas vouloir le promouvoir comme leur candidat (et réciproquement?)

4) Enfin pour ce qui concerne la capacité à rassembler, on note en regardant le sondage qui nourrit  mon article du 20 juin 2006, que Ségolène Royal élargit la base électorale socialiste au centre .... et à gauche de la gauche; tandis que Laurent Fabius est un des candidats qui réduit le plus cette base tant au centre qu'à la gauche de la gauche...pour l'instant bien sur.

Alors bonne chance à Laurent Fabius, sans ironie aucune.

 

 

 

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Publié dans Démocratie

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E
D'accord avec le professeurLe débat enrichit.
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P
Je le dis d'emblée, je ne suis pas fabiusien. Ni vraiment ségoléniste. Pour autant, je pense que la candidature de Fabius à l'investiture socialiste est pleinement légitime, au même titre que celle de Ségolène Royal.<br />  <br /> <br /> En effet, le parti socialiste a élaboré un projet, qui a vocation de servir de socle commun à tous. Mais à ce jour, tous les candidats déclarés ont déjà fait savoir qu'ils ne comptaient pas se limiter à ces propositions. Dès lors, chaque prétendant peut apporter sa touche, son originalité, des propositions supplémentaires. Cela vaut pour Fabius.<br />  <br /> <br /> En outre, le parti socialiste a la prétention d'être un parti démocratique et se donne la peine d'organiser des primaires internes, qui devraient être préparées par des débats. Quel serait l'intérêt de ces primaires, si elles se faisaient autour d'une candidature unique, imposée par le premier secrétaire et son entourage ? Je caricature ? Peut-être… Mais encore une fois, vive la diversité !<br />  <br /> <br /> Enfin, il est probable que Laurent Fabius ne représente que lui même. Il n’est pas le candidat de la gauche de la gauche, qui a bien assez de candidats à la présidence partant en ordre dispersé pour se passer de l’ancien premier ministre mitterrandien. Il n’est pas le porte-parole des nonistes du parti socialiste qui eux se sentiraient plutôt proches de Mélenchon ou de Montebourg (lui-même candidat virtuel à l’investiture). Mais cet apparent isolement ne le prive pas de son droit à participer au débat.<br />  <br /> <br /> Les médias nationaux (dont beaucoup sont très marqués « sarkozystes ») se gausseront de la prétendue division des socialistes. Moi-même, je raillerai peut-être les uns ou les autres, à l’occasion. Mais je ne crois pas que la capacité d’un parti à organiser des primaires, avec plusieurs candidats de qualité, éventuellement différents par leur tempérament mais aussi par leurs priorités (le projet socialiste définit un certain nombre d’objectifs à atteindre, mais ne les hiérarchise pas : il y a là un espace de liberté pour les prétendants), soit la marque de la division. Bien au contraire.<br />  <br /> <br /> La division, ce serait plutôt ce qu’on peut observer ailleurs, dans un parti qui impose d’en haut un candidat unique à ses militants et à ses sympathisants, frustrant ainsi les ambitions de plusieurs, alors même que les divergences idéologiques entre les cadres de ce parti sont patentes… Alors même que les couteaux y sont tirés…
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B
  Attention dans vos libellés. Je me retrouve en lien sur votre site comme: prs57 (Fabius. MélAnchon). Alors, dans un premier temps, MélEnchon, avec un E, merci (il appartient au PS, comme votre Ségo, après tout... on peut quand même lui accorder la qualité de l'orthographe de son nom. Ca me rappelle les socialistes qui ne se sont jamais faits à écrire Mitterrand avec 2 T et 2 R!!!),  et puis, Laurent n'est pas adhérent de prs. C'est très important à savoir. Nous sommes nombreux à lui apporter notre soutien entier, mais lui-même n'est pas dans notre association. Si vous voulez un deuxième nom, mettez le mien, ou celui de François Delapierre ou de Jean-Charles Vescovo(prs67), ou de Charlotte Girard, ou d'Alexis Corbière. Bref, sans acrimonie, ce serait sympa de modifier. J'aimerais autant ne pas créer des soucis dans ma belle assos... Merci plein de fois. Brigitte
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