Internet: Le débat permanent

Publié le par Erasme de Metz

La pré-campagne présidentielle tourne beaucoup autour du fait de savoir si tel-le candidat-e est médiatique ou joue sur les médias. Il est alors sous-entendu  ou explicitement dit que cela se joue au détriement du fond, des idées.

Il faut dès lors souligner que le paysage médiatique a totalement explosé.
Il y a 30 ans, c'était la presse écrite qui permettait de s'assurer une couverture médiatique complète, 20 ans plus tard il fallait s'assurer les bonnes grace de cette même presse écrite, mais plus encore de la télévision.
Maintenant, à ces deux médias, s'ajoute clairement le web , l'internet.
La moitié des français ont accès à internet et 25% se connnectent tous les jours; les deux tiers des jeunes de moins de 25 ans ont accès à internet et l'utilisent régulièrement.
Pour de nombreux analystes, si la France a voté majoritairement Non au référendum sur le traité constitutionnel européen, c'est grace à l'intense campagne pour le Non menée sur l'internet alors que les médias classiques affichaient plus ou moins consciemment leur soutien au Oui.

L'internet permet aussi à l'extrème-droite de maintenir son audience malgré son inéxistence dans les médias classiques. Parmi les 10 premiers blog du classement des blogs politiques de notre plate-forme préférée (Over-Blog), 3 peuvent être classés à l'extrème-droite.

L'internet est devenu un vrai média de masse et un réel contrepouvoir. De plus, sur internet, de vrais débats peuvent avoir lieu, des informations longuement développées et analysées. Les citoyens peuvent prendre la parole.

Ouvrir un site ou un blog n'est donc plus un gadget pour technophile narcissique, c'est participer à un débat, voire à un combat.

Des outils de mesure ou d'analyse émergent:

- l'université de technologie de Compiègne étudie l'Ecologie de la Ségosphère: voir l'article sur Désirs d'Avenir Moselle: ici

- la société Scanblog diffuse son Politibuzz qui tente de mesurer l'impact des différents candidats sur le net : où l'on retrouve Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal ainsi que le poids de l'extrème droite

Enfin certains articles (ici) comparent la stratégie centralisatrice de l'UMP à la démarche souple et décentralisée de Ségolène Royale  sur l'internet: le reflet d'un choix de société?

Les débats politiques ont lieu en permanence sur l'internet. Des idées s'échangent et la bataille pour la visibilité des sites ou des blogs sera un élément clef des élections futures. Car c'est là que les vrais indécis, ceux qui venlent comprendre en profondeur ou les "zappeurs" de l'électorat français viennent chercher une information moins formatée et controlée.
Blogons en coeur !!!!!


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Publié dans Ecologie

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