Vous allez en manger du sondage : exercice pratique
31 août, toute la journée, j'entends les analyses autour de la chute brutale de Ségolène Royal dans les sondages.
"Sondage: forte baisse de Ségolène Royal" titre la Parisien.
"Seul, Lionel Jospin monte et devient le challenger"; "les socialistes paient les divisions de la Rochelle" .
J'ai peur, je me ressaisis, je prépare les explications: le terrain était lourd , Materazzi a insulté Zidane, c'est un trou d'air temporaire, continuons le combat.
Et puis me souvenant d'Erasme de Rotterdam, je suis revenu au texte, j'ai acheté le Parisien.
Là je rigole:

...et on reprend les conseils de notre article précédent (ici):
a) On regarde les écarts, Ségolène Royal est 26 points au dessus de son premier suivant. C'est bon, on a une marge suffisante pour considérer que cet écart est significatif.
b) On regarde les données dans le temps, et là on remarque que le sondage du 17-18 août, qui a servi de base aux analyses, est atypique, complétement décalé par rapport aux tendances pour Royal, Strauss-Kahn et Lang. Donc on évite les analyses sur une base douteuse.
Pourquoi des résultats atypiques: un sondage sous-traité par téléphone en Ouzbékistan (les cours de français n'ayant pas été terminés); une erreur de transmission de données (il s'agit en fait du sondage pour les élections moldaves), les sondeurs étaient tous ségolistes, strauss-kahniens et languistes (?) et ont gonflé les résultats ... en fait je n'en sais rien, mais...
c) en présence de données atypiques, il faut encore plus regarder les tendances, et là la conclusion saute aux yeux (regardez les courbes):
Ségolène Royal est la seule en progression (en tendance) depuis décembre 2005, tous les autres candidats stagnent ou s'effritent.
Mais restons humbles, préparons les débats et attendons les prochains sondages....
"L'éternité c'est long, surtout vers la fin" Woody Allen
"Sondage: forte baisse de Ségolène Royal" titre la Parisien.
"Seul, Lionel Jospin monte et devient le challenger"; "les socialistes paient les divisions de la Rochelle" .
J'ai peur, je me ressaisis, je prépare les explications: le terrain était lourd , Materazzi a insulté Zidane, c'est un trou d'air temporaire, continuons le combat.
Et puis me souvenant d'Erasme de Rotterdam, je suis revenu au texte, j'ai acheté le Parisien.
Là je rigole:

...et on reprend les conseils de notre article précédent (ici):
a) On regarde les écarts, Ségolène Royal est 26 points au dessus de son premier suivant. C'est bon, on a une marge suffisante pour considérer que cet écart est significatif.
b) On regarde les données dans le temps, et là on remarque que le sondage du 17-18 août, qui a servi de base aux analyses, est atypique, complétement décalé par rapport aux tendances pour Royal, Strauss-Kahn et Lang. Donc on évite les analyses sur une base douteuse.
Pourquoi des résultats atypiques: un sondage sous-traité par téléphone en Ouzbékistan (les cours de français n'ayant pas été terminés); une erreur de transmission de données (il s'agit en fait du sondage pour les élections moldaves), les sondeurs étaient tous ségolistes, strauss-kahniens et languistes (?) et ont gonflé les résultats ... en fait je n'en sais rien, mais...
c) en présence de données atypiques, il faut encore plus regarder les tendances, et là la conclusion saute aux yeux (regardez les courbes):
Ségolène Royal est la seule en progression (en tendance) depuis décembre 2005, tous les autres candidats stagnent ou s'effritent.
Mais restons humbles, préparons les débats et attendons les prochains sondages....
"L'éternité c'est long, surtout vers la fin" Woody Allen
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