Anticor Moselle

Publié le par Erasme de Metz

anticor.gifPour faire suite aux articles sur la lutte contre la corruption: "La force qui nous manque Eva Joly" et "Nous portons plainte contre le Premier ministre pour détournement de suffrages", je viens de découvrir qu'il existe des "Amis d'Anticor de la Moselle". Leur site: http://www.anticor57.org/

Pour mémoire le blog Anticor: http://anticor.wordpress.com/
et le site Antidote2007 (plate-forme associative de campagne contre la corruption et pour l'éthique en politique): http://www.antidote2007.org/

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Publié dans Démocratie

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T
Pas mal...
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E
Lutte aussi contre l'alcoolismeHeiligendamm, jeudi 7 juin, 17h30...LE TEMPS.CH | 13.06.07 | 08h52  •  Mis à jour le 13.06.07 | 09h53                        Le vous parle en connaissance de cause. J'étais au troisième rang, justedevant la caméra dont les images du président français circulentaujourd'hui abondamment sur l'Internet. Ceux qui avaient pu, comme moi,atteindre le centre de briefing d'Heiligendamm étaient pour la plupart dansla salle. Presque un exploit : les protestataires anti-G8 ayant bloqué letrain à vapeur reliant le centre de presse à la salle de briefing, distantsd'une dizaine de kilomètres, les rescapés avaient été convoyés dansl'après-midi en bateau.... ou en hélicoptère. Beaucoup de journalistesfrançais, coincés et furieux, durent d'ailleurs se contenter de regarder cejour-là leur président sur écran.Résumons : l'intervention de Nicolas Sarkozy était la seule à cette heure.Pas de tension particulière ni d'agitation sécuritaire donc, dans ce centrede briefing monté de toute pièce à l'extérieur du Grand Hôtel Kempinski,pour que les grands de ce monde ne soient pas importunés par les reporters.Le reste s'est passé comme ça : Sarko est arrivé en retard, pressé. Eméché? Cela ne m'est pas venu à l'esprit. Il ne titubait pas. Il semblait plutôtétonné d'être propulsé là, au milieu des journalistes, tous leur carnet denotes en main. Je l'ai senti plutôt angoissé par un grand vide. Pris devertige. Un peu comme un trapéziste qui voit soudain le sol défiler souslui. Il n'était pas serein (mais lui arrive-t-il de l'être?). Plus grave :il ne semblait pas non plus très bien préparé par ses conseillers à sonpremier punching-ball diplomatico-médiatique.Le malaise venait du ton. Je l'ai dit dès la fin de la conférence à moncollègue Yves Petignat, aussi sur place pour couvrir le G8. L'hôte del'Elysée était euphorique. Il planait. Au point de nous prévenir qu'ilavait "gardé son calme" devant Poutine. Au point de demander, devant sesconseillers un tantinet éberlués, si " la diplomatie française peut luiaccorder un peu de marge de manœuvre "...Ce Nicolas Sarkozy paraissaitéberlué, bluffé, étonné lui-même d'être enfin là, dans ce "saint dessaints" de la puissance mondiale. "Dans ce G8, on n'a pas une seconde, oncourt de réunion en réunion", a-t-il poursuivi. Regards déconcertés desconfrères. Ce président-là ressemblait à un grand ado un peu perdu, sortantde sa pochette surprise ses propositions pour sauver le monde : moratoirede six mois sur le Kosovo, annonce d'une prochaine visite au Royaume-Unipour convaincre Gordon Brown de soutenir son "traité simplifié"...Je l'ai, pour tout dire, vraiment trouvé à côté de la plaque. Pasalcoolisé. Plutôt survitaminé. Comme dopé. Quelque chose sonnait faux dansses mots. Il n'était pas ce soir là le chef de l'Etat français. Il était"Sarko" : cet énergique politicien qui vous veut du bien, vous souritmécaniquement, est bourré de tics et ramène tout à lui : la victoirearrachée à Bush sur le climat, l'arrêt des souffrances au Darfour... Jel'ai suivi en campagne électorale, avec le correspondant du Temps à ParisSylvain Besson. Il est comme ça. Il lui faut du pathos, de l'adhésion, unebonne dose de "Je", de "moi".Amphétamines, alcool, déprime? Laissons de côté les rumeurs qui vagabondentsur l'Internet. Ce qui m'a sidéré, en cette fin d'après-midi au G8, c'estque Nicolas Sarkozy ne parlait pas de l'état du monde. Il nous parlait delui, de sa "franchise", de son "agenda", de son "calme". D'abord ivred'être là. Saoulé par ses propres paroles.Richard Werlyanti_bug_fck
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