Analyse du risque "Le Pen au deuxième tour"

Publié le par Erasme de Metz

Je vous mets copie d'une analyse réalisée par Fabrice animateur de Ségolux (Soutien de Ségolène Royal au Luxembourg) et statisticien de métier.
Il concerne un sondage CSA du 8 novembre et les conclusions que l'on peut en tirer pour le premier tour de la présidentielle.
Le regain d'intérêt pour les sondages de la part de certains confrères (DSK)  nous enlève toute inhibition.
Et rappelons pour les autres (Fabius) que les adhérents du PS sont en effet libre de choisir ... mais ils sont aussi libres d'écouter nos concitoyens.



Cette analyse porte sur le sondage CSA-Marianne réalisé le 8 novembre 2006 sur les intentions  de vote au premier tour de l’élection présidentielle du 22 Avril 2002.
Les résultats sont publiés par le journal Le Monde sur le lien suivant:
http://www.lemonde.fr/web/panorama/0,11-0@2-823448,32-823399@1-5228,0.html

Statistiquement, pour un sondage effectué sur 1007 personnes, la marge d’erreur est d’environ 3 points. Par exemple, si un candidat obtient un score de 15% dans le sondage, cela veut dire qu’il y a 95% de chances pour que son score soit entre 12% et 18% si le vote avait lieu le jour du sondage.

Le sondeur a testé les intentions de vote du premier tour selon 3 hypothèses : la première hypothèse est que Mme Royal soit la candidate du PS, la deuxième M. Fabius et la troisième M. Strauss-Kahn. Dans les 3 hypothèses, M. Sarkozy est le seul candidat de l’UMP. Dans les 3 cas, M. Sarkozy arrive en tête. Cependant l’écart n’est pas significatif face à Mme Royal (30% contre 29%), mais il l’est nettement face à M. Strauss-Kahn (32% contre 22%), et M. Fabius (34% contre 16%).

Quant à M. le Pen, il est à 15% si Mme Royal est candidate. C'est-à-dire que dans ce cas, son score se situe entre 12% et 18%, alors que celui de Mme Royal se situe entre 26% et 32%. L’écart est donc suffisamment grand pour écarter l’hypothèse que M. le Pen puisse devancer Mme Royal.

Face à M. Strauss-Kahn, M. Le Pen serait à 16%, c’est-à-dire entre 13% et 19%, tandis que M. Strauss-Kahn serait entre 19% et 25%. Il y a donc une incertitude. De plus, JP Chevènement, qui n’apparaît pas dans ce sondage, serait probablement candidat si DSK était désigné par le PS, ce qui pourrait coûter quelques points à DSK. De même DSK serait  fragilisé face à une candidature écologiste indépendante, type Nicolas Hulot, car DSK a peu développé ce thème jusqu’à maintenant. On ne peut pas écarter non plus que M. le Pen fasse un meilleur score prévu par les sondages, notamment si M. de Villiers n’obtient pas les 500 signatures.
D‘où un risque significatif de voir M. le Pen dépasser le candidat PS dans le cas où DSK serait désigné.

Face à M Fabius, M le Pen serait à 15% (entre 12% et 18%) et M. Fabius à 16% (entre 13% et 19%). D’où là aussi un risque significatif de voir M. le Pen dépasser le candidat PS existe dans le cas où M. Fabius serait désigné.

A 5 mois de l’élection, les sondages ont certes peu de valeur prédictive, mais ils permettent au moins d’évaluer le risque de voir à M. le Pen au 2ème tour, risque d’autant plus plausible qu’il s’est réalisé en 2002 et que les conditions économiques et sociales (insécurité, baisse du pouvoir d’achat, faible croissance, accélération de la désindustrialisation des petites villes de province, affairisme au plus haut de l’Etat) sont encore plus favorables au vote d’extrême-droite qu’il y a 5 ans.

Cette analyse montre ainsi que le nom du candidat du PS qui sera désigné dans les prochains jours influe fortement sur l’intensité du risque " le Pen au 2ème tour ".



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Publié dans Démocratie

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E
@ prof couillon , merci ... efficace ta recherche :-))@ fred: d'accord .. mais avec le résultat d'hier les faiblesses ne sont peut-être plus les mêmes@ GC: bienvenue mais ton point de vue me semble un peu réducteur...et je ne crois pas qu'elle ait craché sur les professeurs (voir les différents articles sur le sujet)
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P
Je confirme, Erasme : l'article, daté du 21 août, portait sur l'enthousiasme intempéré de Rebsamen qui, en réponse à des sondages très favorables à Ségolène Royal (12 points de mieux que Sarkozy au deuxième tour), n'avait rien trouvé de mieux à faire que d'inviter les autres candidats à l'investiture "à se retirer" sans coup férir. Je m'en étais offusqué, estimant qu'il ne revenait pas au numéro 2 du parti, alors même que le processus de désignation en interne commençait à peine, de se fendre de telles déclarations.Dans le cours de la discussion qui a suivi cet article, dans l'un de tes commentaires, tu reconnaissais bien "que l'intervention de F.Rebsamen était à tout le  moins inutile".
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F
@Tous : je ne voudrais pas jouer les trouble fête. Mais dans l'art de la guerre il est précisé que connaître son ennemi contribue à le vaincre. A force de vouloir jouer la transparence à tout va on en devient ridicule. Et pour rappel à ceux qui n'aurait pas compris où est l'ennemi, à droite il n'y a pas que des imbéciles. Ségolène est plébiscité par les Français, elle le sera peut être par ceux qui se sont encartés. Alors le reste... On ne fait pas de démocratie positive avec des minorités non significatives lorsqu'il y a une guerre à gagner. Sinon cela signifie que la crétinerie a changé de camp. Et dans ce cas, la défaite ne fait aucun doute. Erasme connait mon point de vue sur Ségolène et surtout mes aspirations politiques. Et même si je suis sceptique par certains côtés sur le personnage, entre mes convictions politiques profondes et l'objectif à atteindre : j'ai fait mon choix. Arrêtez donc cette lutte fratricide de comptoir qui n'a aucun sens ou bien nous risquons d'en reprendre pour cinq ans. N'oubliez pas chers compatriotes gaulois que vous avez petit César et Grand César face à vous  (tu voies Erasme lorsque je polémiquais sur le sujet en juillet dernier...on en reparlera) . Aller, un peu de fraternité que diable !
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G
Le seul problème du PS (et de la candidature Royal en particulier), c'est que le seul argument est d'"éviter un autre 21 avril". Voter utile dès le premier tour, donc... C'est léger. ET ce n'est pas en crachant sur les professeurs, en récusant les principes de laïcité et en faisant de la démagogie que Son Altesse Royal va convaincre un électorat.
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E
@ JPB: merci pour tous ces liens..mais je parlais des propositions de Ségolène Royal, lorsque je disais "elle n'a pas menti et vous ne m'avez pas apportez la preuve du contraire" Par ailleurs j'ai beaucoup de défauts, mais je ne prends jamais les gens pour des cons et, sans aucune ironie, ton ardeur à défendre DSK m'inspire le plus grand respect"Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire" Voltaire (enfin il parait)@ Olivier, "excès de mauvaise  foi" ... impossible vu mon inexpérience en politique :-))Tu remarqueras que je ne me suis jamais prononcé sur les prises de position de certains (si,  j'ai du écrire une fois chez Prof. Couillon  que les demandes de F.Rebsamen pour le retrait de DSk et/ou Fabius me semblaient inapropriées).Quant à l'énumération de prétendus mensonges de la part de l'entourage de Ségolène Royal ou de ses soutiens, ni toi / ni moi ne sommes en mesure de l'infirmer ou de le confirmer.... un badge sur quelqu'un ne prouve rien .... si tu me permets de te faire bénéficier de mon expérience....Vite que nous en revenions au débat et à l'aciton.
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